During the lift11 conference, I participated in a workshop focused on co-creation. The workshop was organized by Felix Koch, Nick Coates and an other one whom I forget the name. The second one gave a talk the day before called « Co-creation: present and future ». Both are currently working for Promise, a company specialized on innovation based on co-creation. In the past Promise worked for BMW, Visa, Kraft Foods, Danone, Nestle, etc.
At the beginning the workshop enlightened keys elements concerning co-creation: differences between online and offline methods, how to engage audience better than a traditional customer’s panel, how to avoid recurrent mistakes, etc.
At the end, participants was involved in a series of roleplaying games. For instance we had to create a game in only three minutes. The audience was shared in three groups. Our game was a kind of imitation’s game. The second one was a sort of guess game. The last one is a bit hard to explain. The better way to catch it is to watch this video. Then I learned that it’s easier to be agree with somebody or we can be creative in a very short time.

Before this workshop, I wasn’t sure to know exactly what to expect about co-creation. I just had some examples in my mind like Local Motors or frogMob. However the workshop reminds me a very old Simpsons episode (Season 2): Oh brother, where art Thou? In this episode, Homer finds his half-brother Herbert Powell. He is the CEO of a big car company and decides that Homer have to design « a car for the all Homer Simpson ».

Of course Homer fails. I think this extract shows exactly what co-creation shouldn’t be. Co-creation shouldn’t be the direct link between people and company. Co-creation needs certainly a translator or a mediator. It could be designers. It could be also an organization, a company. No double that Promise plays this kind of role.

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Designer et outils

27 jan 2011 - Pas de commentaire

Hier soir j’ai assisté à l’École de design Nantes Atlantique à la conférence de Jean-Christophe Naour. Ayant fait mes études avec lui, je ne pouvais naturellement pas manquer ça.

Durant une heure, il a expliqué le travail qu’il mène depuis bientôt quatre ans à Séoul en Corée du Sud. J’ai été surpris de la justesse de son parcours professionnel, montrant à quelle point il a toujours su (et je le reconnais bien ici) évolué avec les pratiques du design numérique. Engagé initialement comme designer d’interface au sein  du studio INNOIZ, il a évolué vers le design d’interaction et est aujourd’hui dans un branche davantage orientée recherche et développement. En lire plus

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J’avoue sans mal avoir eu quelques appréhensions en visitant l’exposition « Prédiction » à la Biennale de design de Saint-Étienne en novembre dernier. Le fait de mettre un tant soit peu sur un piédestal les designers, présentés dans l’exposition comme des « Oracles et prophètes, visionnaires et messagers » est une chose à laquelle je n’adhère pas. Selon moi, ce type de discours ne peut que sacraliser le designer, renforçant l’idée du design comme une pratique résolument à part. Des éléments qui sèment le trouble dans la perception populaire de ce qu’est de fait le design, participant  alors malencontreusement à la glorification des icônes dans les grands médias. Mais passons.

Le grand intérêt de la Biennale est ce grand panorama de toutes les pratiques qualifiées de design.  En conséquence, il est difficile d’adhérer totalement à l’ensemble des expositions et je confesse ne pas m’être arrêter à certaines, figurant selon moi les arlésiennes d’un design qui a tendance aujourd’hui à me fatiguer. Du design industriel au design critique, tout y est présenté. En ce sens Benjamin Loyauté, le commissaire de l’exposition « Prédiction », proposait la véritable antithèse de l’exposition « Confort ». Là où cette dernière insistait sur « la simplicité » et « la simplification » « procur[ant] une nouvelle liberté » [1], l’exposition « Prédiction » fustigeait « ce monde sans défauts que nous construisons » où le design « est devenu le fétiche absolu […] qui renvoie à un besoin d’assouvissement immédiat et sans contradiction. […] Les humains y sont soumis à l’inertie et enclins à la passivité comme modèle de jouissance. » [2]

Le corolaire à ce fossé presque idéologique est alors une question d’accessibilité pour le public. Là où « Confort » proposait des objets du quotidien pour la plupart connus ou facilement assimilables, « Prédiction » en était exactement l’inverse. Ce fut peut être la plus grande difficulté pour Benjamin Loyauté et son équipe : comment rendre réellement disponible les propos des designers présentés ? Comment traduire leurs intentions, leurs revendications ? L’objet et sa description sont-ils suffisants ou une mise en contexte est-elle parfois nécessaire pour éclairer le visiteur ? Doit-on au contraire laisser libre cours à la subjectivité du visiteur avec tout ce que cela comporte comme risque d’incompréhension vis-à-vis d’une pièce exposée ? J’ai à ce sujet plusieurs anecdotes. En lire plus

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Le sociologue Michel Callon propose dans un article [1] synthétique quatre modèles pour décrire la dynamique de la science. Le chercheur distingue ainsi la science comme « savoir rationnel », comme une « activité concurrentielle », « une pratique socioculturelle » et pour finir comme la mise en réseau des productions scientifiques dans un contexte social élargi [2]. Ces modèles ne sont pas en concurrence et ne présentent pas des réalités différentes. Au contraire ils engagent plusieurs éclairages épistémologiques.
En mobilisant et en organisant à escient des travaux issus de la philosophie, de l’anthropologie ou de la sociologie, Michel Callon identifie une série de questions couvrant « à la fois les aspects cognitifs et sociaux » relative à l’activité scientifique. Au nombre de six, les questions sont les suivantes : En lire plus

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L’exposition « Confort », Konstantin Grcic

29 nov 2010 - Pas de commentaire

Avec « Prédiction », « Confort » est l’exposition qui m’est apparue comme la plus surprenante de la biennale. Surprenante car elle est je pense la plus accessible : ancrée dans le quotidien, aucune connaissance en design, de son histoire et de ses codes, n’est véritablement nécessaire. Les objets y sont exposés de manière anonyme, peu importe qui les a conçus, de quand ils datent ou de leurs prix, et j’ai envie de dire que pour une fois on n’y parle pas de design. C’est en ça que tout un chacun, le visiteur lambda ou le connaisseur en design, pourraient s’y retrouver : « confort » engage clairement une réflexion sur le quotidien. En lire plus

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La ville mobile, selon Constance Rubini

25 nov 2010 - 2 commentaires

Cette exposition m’apparaît comme la seule dont le lien avec le thème de la biennale, la téléportation, soit véritablement explicite. J’ai toujours plus ou moins les oreilles qui traînent dans les expositions. Ce n’est pas du voyeurisme gratuit, je suis plutôt intéressé par l’avis d’autrui. En ce sens un visiteur avait lancé en sortant de « La ville mobile » que c’était « l’exposition la plus bavarde de la biennale ». Un autre avait dit qu’il « voudr[ait] voir des objets ». Tous deux n’avaient pas tort : beaucoup de lectures, de visuels, de vidéos et peu d’objets tangibles. Je pense qu’il y avait méprise : dans « la ville mobile » le design n’y est pas le thème central. L’exposition propose d’avantage un travail de constat et de réflexion sur la ville d’aujourd’hui qui forme en retour de la matière à réflexion pour le design. D’Albert Robida à Jules Verne, l’exposition rappelle en premier lieu que la mobilité urbaine est un « fantasme historique ». Aussi, le propos de l’exposition n’est pas vaguement prospectif et s’engage dans une analyse qui m’a semblé juste dans l’ensemble. L’exposition regarde vers le passé pour sans doute aider à mieux penser l’avenir. En lire plus

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Biennale de design de Saint-Etienne 2010

25 nov 2010 - Pas de commentaire

Jusqu’au 5 décembre, Saint-Étienne accueille l’édition 2010 de la biennale internationale de design. Organisée conjointement par la Cité du design et l’École Supérieure d’Art et de Design de Saint-Étienne, la septième édition de la biennale propose de faire le point sur la situation actuelle du design et ceci cette année sous le thème général de la téléportation. Bien qu’il m’ait été assez difficile de faire complètement le lien entre la téléportation et l’ensemble des expositions proposées, la biennale est sans nul doute l’évènement majeur en France concernant le design. Il faut dire que le lieu, basé sur l’ancienne Manufacture d’armes de Saint-Étienne, s’y prête à merveille : de grands volumes bien éclairés et bien distribués entre eux. Mais ce lieu est je pense doublement bien choisi. Il y a bien sûr les raisons pratiques et fonctionnelles que je viens d’évoquer mais on peut également y voir un certain message culturel. Il est clair que nous avons perdu la bataille de la production et mises à part quelques exceptions, le « made in France » n’est plus très porteur. Faut-il voir dans la biennale un passage générationnel ? Je l’espère volontiers : un ancien lieu de fabrication qui héberge maintenant un lieu emblématique du design, comme pour témoigner que les enjeux ne sont plus dans le « made in » mais bien dans le « design by »

Je l’avoue d’avance, en deux jours je n’ai pas pu faire toutes les expositions proposées (17 en tout), sans compter les lieux en résonances où différentes expositions s’y tenaient dans les autres institutions culturelles de la ville. J’ai donc avant tout procédé par choix et visité en premier ce qui m’intéressait le plus :

  • La ville mobile, commissaire : Constance Rubini
  • Confort, commissaire : Konstantin Grcic
  • Prédiction, commissaire : Benjamin Loyauté
  • Demain c’est aujourd’hui #3, commissaire : Claire Fayolle
  • Le design critique à la biennale, Dunne & Raby, Auger et Loizeau, James King, etc.

En attendant, vous pouvez accéder aux photos que j’ai prises de la biennale.

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En France, il semblerait que l’on ait toujours un problème avec le mot design. Certes il y aurait beaucoup à dire sur ce mot dont l’utilisation en révèle d’avantage sur la personne qui l’utilise : entre les profanes l’utilisant comme un adjectif et les praticiens y voyant de nombreuses vertus, un monde les sépare.

En 1994 déjà, Jacques Toubon alors ministre de la Culture, crut bon de faire passer une loi relative à l’emploi de la langue française où le terme « stylique » remplaçait le terme « design », une loi finalement abrogée en 2000. Cette année, c’est au tour de l’INSEE de tenter d’imposer une nouvelle norme et un nouveau mot en changeant « design » par « conception de modèles ». Selon cette nouvelle nomenclature prévue par l’INSEE, les designers deviendraient alors des concepteurs, ce qui est en réalité la traduction littérale anglaise du terme design. Hop !  une bien belle manière de niveler l’héritage particulier du design du pays ! On imagine le malaise : les écoles de design deviendraient des écoles de conception, les Arts Déco deviendraient les Arts Conceptif, non ? Dans le même temps, comme me le faisait remarquer Frédéric Degouzon, « pourquoi pas concepteurs de bâtiments pour les architectes ? » Je vous invite à lire l’article publié sur le site des *designers interactifs* et qui explique plus en profondeur le problème.

L’Alliance Française des Designer (AFD) a réagi comme il se doit et propose de participer à une lettre soutien : Francophone, je suis et je reste DESIGNER, j’exerce et j’exercerai mon métier : le DESIGN.

Là, second malaise dans cette histoire. Comme le titre le laisse entendre, cette lettre de soutien ne peut être signée que par des designers. Pourtant, le design est plus que jamais un élément décisif dans l’économie et l’innovation du pays. Alors pourquoi donc l’AFD s’imagine que leur lettre de soutien ne pourrait pas également concerner les personnes intéressées par le design ? Les managers, les entrepreneurs, les chercheurs, les ergonomes, les historiens, les ingénieurs,  etc. pourquoi ces personnes qui sont pourtant amenées à travailler plus ou moins régulièrement avec des designers ne seraient-ils pas concernées sur le terme à employer pour désigner leurs collègues ? Encore plus curieux, pour signer cette lettre de soutien, il faut également préciser son métier de design à l’AFD : « designer de produit », « designer d’espace » ou designer de message » (?!). Donc désolé hein, si vous faites du design d’interface, d’interaction ou du graphisme, la  pétition n’est pas pour vous. Est-ce cela le message de l’AFD ? Je pense que non, mais sa manière de réagir à la situation m’apparait d’une grande maladresse, notamment sur la situation du design numérique qui en France semble toujours n’être pas pris au sérieux. Chercheur en/sur le design, n’en parlons même pas…

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Entretien avec un designer #4

13 sept 2010 - 15 commentaires

En analysant les entretiens semi-directifs que j’ai fait pour mes recherches, j’ai eu envie de partager un nouvel extrait qui m’apparait véritablement lourd de sens :

Je crois que le designer, [...] pour ce que je connais en France, n’a pas été beaucoup poussé en fait à écrire la manière dont il travaillait. On était nimbé de cet espèce de brouillard très pratique au demeurant, qui consiste à dire « moi je suis un créatif et un créatif ne peut pas entrer dans un cadre« , ce qui est évidement totalement faux. Du coup, face à ça le designer n’avait pas besoin d’expliciter la manière dont il fonctionnait. Le problème c’est que en travaillant comme ça, il s’excluait de travaux importants, pluridisciplinaires, s’inscrivant dans des durées parfois très longues. J’ai découvert ça, qu’il était très important d’écrire, de décrire la manière dont on travaillait en entrant dans le médical il y a  maintenant très longtemps. […] Je suis arrivé très vite à cette conclusion qu’on fait assez régulièrement, c’est à dire que plus je décris le terrain de jeu, plus j’ai de liberté de le dépasser finalement. […] Aujourd’hui on me demande de faire une thèse ce dont j’ai absolument pas le temps. […] Il y a un éditeur qui me demande aussi de faire un bouquin à partir des cours que j’ai fait à ces entreprises ou ces articles que j’ai déjà proposé dans le cadre de [conférences] par exemple [...]. Parce que très peu de français écrivent finalement sur leur métier. C’est à dire il y a des bouquins de design management mais sur la boite à outils même du projet design, il y a zéro écrit quasiment. On raconte des histoires d’objets, des histoires de designer mais jamais d’histoires de projet design.

[...]

Du coup, on est obligé de caractériser effectivement le processus de mise en place, le processus d’analyse des données, avant même de faire l’expérience. Ce que le designer ne fait pas. Souvent en fait il se met en expérience, par exemple en recherche de forme en atelier maquette. Mais en fait il ne décrit que trop rarement ce qu’il veut aller chercher, parce qu’on pourrait avoir la même démarche y compris pour la recherche de forme en fait. En lire plus

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J’ai reçu hier matin le nouveau numéro d’Intramuros, le numéro 150. Pour fêter ces 25 ans, le magazine propose un entretien « Action Vérité » avec le designer français le plus célèbre, Philippe Starck. Deux informations ont retenu mon attention. La première concerne le design thinking ; je suis assez surpris de voir ce thème abordé. Le second concerne la recherche en design, apparemment un des projets en gestation de Philippe Starck. En lire plus

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